La production en circuit court

La production en circuit court ; Fastoshe

Qu’est-ce qu’un circuit court : 

La chaîne de production d’un produit reprend l’ensemble des opérations de fabrication nécessaires à la réalisation de ce produit, de la livraison des matières premières jusqu’à la mise sur le marché.

De nombreuses actions, anciennement réalisées par l’homme, sont automatisées de nos jours pour pouvoir proposer des volumes importants. Une majeure partie des produits que nous achetons provient d’une chaine de production industrielle, dont les caractéristiques principales sont une cadence rapide et une production volumineuse.

Alors que les demandes des consommateurs posent un voile d’incertitudes sur les systèmes de production volumineux, de nouveaux circuits doivent se mettre en place pour y répondre et assurer ainsi le retour d’une production dite plus « responsable ».

 

La notion de circuit court : 

Le ministère de l’agriculture définit le circuit court comme « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce par la vente directe du producteur aux consommateurs, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire. ».

De son côté, l’ESS (économie sociale et solidaire) met en avant l’importance d’une relation transparente dans le circuit court, entre les différents acteurs de l’économie.
La création de liens sociaux et de coopération, l’équité dans les échanges financiers, l’approche participative et la logique pédagogique représentent les 4 piliers incontournables de la relation entre ces différents acteurs.

La vente à la ferme, sur les marchés ou encore en tournées ou à domicile, représente bien la notion de vente directe, du producteur au consommateur.

Concernant la vente indirecte, elle fait référence à l’activité d’un commerçant dans une épicerie de quartier par exemple, ou encore à de la restauration  (collective ou traditionnelle).

 

L’impact sur l’environnement :

Les circuits courts ont le vent en poupe. Selon une étude du cabinal natural marketing, 71% des français préfèrent acheter des produits locaux.

Les consommateurs expriment le besoin de renouer avec une agriculture locale, responsable et écologique. La traçabilité des produits est la préoccupation principale.

Le lien avec les producteurs locaux et une agriculture raisonnée et respectueuse de l’environnement n’a jamais été autant demandée. Les coopératives agricoles françaises répondent à ces besoins, car elles offrent un retour à la terre avec le monde paysan.

Consommer local permet de réduire les transports, acheter ses produits en circuit court rentre donc dans une démarche éco-responsable car c’est faire le choix d’une alimentation durable, qui encourage une agriculture de proximité.

Adopter une consommation responsable en développant des circuits courts, c’est décider de favoriser la protection des territoires et s’assurer une alimentation bonne pour santé. Les aliments sont de saison, avec une origine certifiée et donc respectueux de l’environnement. C’est donc faire le choix d’une alimentation durable.

Les produits locaux sont les résultats d’une agriculture présentant un impact environnemental réduit, qui lutte contre le changement climatique et favorise l’économie locale.
En 2012, une étude de l’Ademe* dévoilait que les distributeurs et producteurs favorisant les circuits courts utilisent moins de procédés de conservation. La production locale soutient ainsi les zones rurales défavorisées, et réduit également le transports des denrées (de ce fait les émissions de gaz à effet de serre).

*Ademe : agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (sous la tutelle des Ministères chargés de l’environnement)

Une étude menée par l’observatoire Mes courses pour la planète en partenariat avec Solocal, dévoile que plus de 8 français sur 10 perçoivent le local comme une façon de répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

La pollution engendrée par le transport de produits cultivés loin de chez nous est un problème majeur. Pour optimiser leur conservation, il est nécessaire de les réfrigérer, leur ajouter des additifs ou encore les emballer. Toutes ces étapes demandent une énergie conséquente, avec un impact néfaste sur l’environnement.

La santé est également impactée par une sur consommation d’additifs et de produits transformés. Consommer local, c’est faire appel à des produits non transformés, plus sains et respectueux de nos besoins.

 

Quelles conséquences sur notre santé ? 

Se nourrir à travers un circuit court rassure : les produits alimentaires consommés ne proviennent pas de l’autre bout de la planète, ou ils ont été plusieurs fois traités chimiquement pour supporter le long voyage. La proximité avec les producteurs permet de se reconnecter au vrai gout des fruits et légumes cueillis à maturité, et également de se reconnecter avec les saisons.

Attendre la saison d’un fruit pour pouvoir le consommer, c’est s’assurer un meilleur apport en vitamines, car le fruit en question possède une meilleure qualité nutritionnelle s’il est de saison, et cueilli il y a peu (ce que garantissent les circuits courts).

Il est important de valoriser le savoir-faire ancestral des producteurs de nos régions.

Une étude publiée par  la revue Diabetes & Metabolism, annonce qu’un simple changement dans nos habitudes d’achat pourrait nettement améliorer notre santé :

Des chercheurs italiens et suisses se sont concentrés sur l’effet des additifs alimentaires dans les aliments transformés (pâtisseries, biscuits, saucisses, etc.)

Ils ont demandé à la moitié des 159 participants de l’étude de consommer local autant que possible. Les deux groupes ont suivi un régime méditerranéen, à calories similaires.

Six mois plus tard, les résultats indiquaient que le groupe ayant consommé des produits locaux, sans additifs, présentait un taux de glycémie plus faible, des niveaux inférieurs de graisse abdominale, une tension artérielle réduite, et un meilleur score de dépression par rapport au groupe du supermarché.

Les scientifiques espèrent pouvoir améliorer la qualité de leurs recherches, mais ces résultats mettent en lumière une amélioration des facteurs métaboliques en seulement six mois, et valent la peine d’être creusés.

 

Les conséquences financières :

Sur le plan économique, consommer local a de nombreux avantages. Permettre à une localité d’être autonome sur l’aspect financier afin de subvenir à ses besoins, peut se faire en conviant et sensibilisant ses habitants à la consommation locale.

Il est nécessaire d’encourager les entreprises du territoire ainsi que les producteurs locaux, et pour cela il est impératif de réduire le transfert des ressources financières vers l’extérieur.

Faire la promotion de la consommation des produits alimentaires fabriqués près de chez soi permet d’aider les zones rurales à se développer correctement.

Les productions agricoles à proximité des villes connaissent depuis de nombreuses années des difficultés financières sans précédent, c’est la raison pour laquelle les circuits courts sont un excellent moyen de les relancer. La création d’un maillage agricole stimule l’économie locale, et notamment la création d’emploi .

Pour relancer l’économie du pays, un des facteurs clés réside dans le changement des habitudes de consommation des français. Nos ressources sont riches, et la filière agricole française tend à prouver qu’en soutenant les producteurs locaux et les circuits courts, nous pouvons améliorer notre économie.

De nombreux départements d’outre-mer ont adopté cette tendance pour préserver leur territoire. L’association calédonienne APETTIT et l’association réunionnaise Energie Environnement transmettent à leur population les valeurs de la consommation locale, en donnant du sens à leur acte de consommation. La qualité alimentaire, l’économie locale qui soutient les producteurs et permet de créer du travail, participe à la sauvegarde de la biodiversité.

 

Local et équitable : 

Se nourrir de manière responsable n’est pas seulement une préoccupation pour les catégories aisées. Une étude dévoile que les français ayant un faible pouvoir d’achat se sentent tout autant concernés par cet aspect de la consommation.

Les appellations local, bio, zéro déchet ou encore équitable sont regroupées sous le terme de « produits alimentaires responsables ». 67% des français en consomment au moins une fois toutes les semaines, selon le Baromètre de la transition alimentaire dévoilé en novembre 2019 par Fairtrade/Max Havelaar France (le principal organisme de certification du commerce équitable).

Cette étude réalisée sur 2000 personnes, tend à prouver que se nourrir de façon responsable se démocratise.

La catégorie qui l’emporte est le local (régional, « made in France ») devant le bio et le commerce équitable. Selon l’âge des consommateurs, les motivations diffèrent, mais le soutien aux producteurs reste la raison première.

On retrouve en seconde motivation la protection de l’environnement, cause très chère aux yeux de la jeune population.

Bien que le circuit-court connaisse une forte notoriété auprès des consommateurs, notamment grâce à son soutien à l’économie locale, il comporte toutefois quelques inconvénients, qu’il est aussi important d’évoquer.

 

Les inconvénients du circuit court :

La procédure en matière de locale est encadrée et stricte. Il faut poser une demande d’agrément, de plus la réglementation sanitaire est contrôlée et de nombreuses règles sont à respecter pour éviter les sanctions.

Les agriculteurs voient leur temps de travail multiplié, car en optant pour une vente directe ils doivent trouver des créneaux pour se consacrer à la vente de leurs produits (ou recruter des personnes pour s’en charger).

Ils sont à la fois producteurs et agriculteurs, et doivent prendre en compte leur temps de transport, leur comptabilité et la transformation des aliments dans leur quotidien de travail…

De plus, un investissement est à rajouter, celui de l’installation de leur point de vente. Qu’il soit séparé ou en plein cœur de leur exploitation, il s’agit d’une charge financière à anticiper en amont.

Il est primordial pour un agriculteur d’apprécier le contact direct avec ses consommateurs, car il sera amené à échanger avec eux pour leur donner envie d’acheter ses produits. De plus, les agriculteurs doivent assumer leur autonomie en définissant seuls leurs prix, leur lieu de vente, et le contrôle sur leur production.

 

Conclusion : 

La consommation locale possède de nombreux avantages économiques et sociaux, et permet la reconnaissance du métier d’agriculteur en lui attribuant une place importante au sein de sa commune. Le lien social pour le territoire est renforcé, notamment grâce au développement de l’économe solidaire et la création (ou sauvegarde) d’emplois locaux.

Fastoshe s’engage à accompagner les initiatives portées par les différents producteurs de sa région (autour de Montpellier), ainsi qu’à partager ces valeurs et bonnes pratiques à ses collaborateurs et clients, afin d’optimiser les gains environnementaux portés par ce mode de distribution.

 

DES QUESTIONS ?  Rencontrons nous ! 

Sources :

attitudesnews

Prévention Santéle labo

la coopérative agricole

Science directe

Ouest France